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Lancé le 21 décembre 2007 le premier satellite panafricain de télécommunication tournera à 36 000 km d'altitude au dessus de l'Equateur lorsqu'il aura atteint son orbite dite géostationnaire. Les habitants du Continent n'auront alors qu'à tourner leur antenne vers le ciel pour capter les programmes de télévisions, les liasons internet ou d'autres services de télécommunications.
Il s'appelle Rascom 1, il pèse 3,2 tonnes au décollage de la fusée européenne Ariane 5 qui l'a mis en orbite à partir de la base spatiale de
Kourou, en Guyane française. Construit à Cannes (France) par l'industriel européen Thales Alenia Space (ALENA) le satellite est prévu pour fonctionner pendant une quinzaine d'années. Le coût du programme, qui comprend le satellite, le lancement et l'installation de quinze mille cabines par satellites en Afrique, est évalué à 400 millions de dollars par RASCOM, son propriétaire. Les deux tiers du financement ont été apportés par des acteurs privés et publics lybiens, le reste étant financé par les Etats membres de Rascom et l'industriel Thales Alenia Space.
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| Couverture spaciale de RASCOM 1 |
RASCOM (Regional African Satellite Communication Organization) est une organisation transcontinentale qui représente les intérês de 45 pays africains, dont la Guinée. Créée en 1993, sa principale mission est de fournir à l'Afrique, sur une base commerciale, les capacités technologiques nécessaires pour couvrir par satellite les besoins du Continent en télécommunications (internet, téléphonie, télévision, radio...), tant sur un plan national qu'international.
Quant à la société privée RascomStar-QAF enregistrée à l'Ile Maurice elle rassemble le fond libyen LAIP (Libya Africa Investment Portfolio, 33%), l'opérateur libyen GPTC (General Post & Telecommunications Company, 29%), l'organisation panafricaine RASCOM (26%) et Thales Alenia Space (12%). Elle est responsable de la mise en oeuvre et de la gestion du projet.
Le projet de ce premier satellite panafricain de télécommunication a pour principal objectif de developper un système unique de télécommunication basé sur l'utilisation des satellites pour conncecter les zones rurales entre elles, améliorer les connections inter-urbaines et inter-africaines et réduire la dépendance de l'Afrique vis-à-vis des systémes internationaux comme Intelsat. Il a été intégré dès 2002 dans le plan stratégique d'action à court terme du NEPAD (New Partnership for Africa’s Development).
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| Reseaux des services prévus |
"Tous les africains sont heureux de partager ce moment historique avec
nous", s'est réjouit à Kourou, après le lancement, Faraj Elamari, le
directeur général de la société Rascomstar-QAF. "Rascom-QAF1 va contribuer à
combler le fossé numérique entre l'Afrique et le reste du monde. Cela nous
permettra d'économiser des centaines de millions de dollars qui sont
aujourd'hui dépensés pour recourir à des opérateurs internationaux", a
précisé Faraj Elamari. Selon Rascom, cent trente mille villages et villes
isolés doivent être connectés à haute vitesse avec le monde entier.
D'après Pierre Paul Njonga, chef de projet RASCOM-QAF1 auprès de la compagnie camerounaise CAMTEL, les pays africains economiseront en moyenne chaque année 250 milliards de fcfa (560 million de dollars US ) au niveau des frais de location des satellites non africains pour les communications entre les pays du Continent.
"Au dernier sommet de Kigali, nous avons décidé qu'en 2012, tous les
villages africains devraient être connectés avec des réseaux large bande
au système mondial de télécommunications", a indiqué, à la presse, M.
Akossi, secrétaire général de l'Union africaine de télécommunications.
"Il y aura beaucoup d'autres satellites Rascom, car 80 % des capacités de
ce premier satellite sont déjà réservées", a ajouté M. Akkossi. "Les
synergies entre les 46 membres de Rascom vont permettre à nos populations
de bénéficier de prix abordables pour les communications, car la plupart
d'entre elles vivent au dessous du seuil de pauvreté.", a expliqué, à
Kourou, Maigri Bello Bouba, ministre des postes et télécommunications
camerounais.
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| Illustration d'un satellite géostationnaire |
Problèmes après le lancementEn principe la mise en service opérationnelle est prévue pour avril 2008. Mais moins de dix jours après son lancement l'operateur doit faire face à un coup dur : suite à un problème de fuite dans le sytème de pressurisation des réservoirs d'hélium, les opérations de mise à poste ont dû être stoppées le 29 décembre dérnier. Par ces opérations le satellite devait être guidé à son orbite géostationnaire définitive. L'héluim est le gaz utilisé dans la propulsion du satellite.
Ce n'est que le 08 janvier que le constructeur a pu annoncer une nouvelle étape dans les opérations de mise à poste du satellite panafricain. "En faisant le meilleur usage possible de l'hélium préssurisé restant", Thales Alenia Space a annoncé qu'il essayait de mener l'engin à une orbite sûre à partir de laquelle des analyses poussées concernant la possibilité de le placer à son orbite définitive seraient possibles. Si ces opérations se déroulent avec succès, la durée de vie du satellite sera considérablement réduite. Dans le cas contraire, le satellite pourrait être déclaré comme perdu. Suivre les mouvements de RASCOM 1Suivre les mouvements de RASCOM 1
Vous pouvez suivre à tout moment les mouvements du satellite RASCOM 1 en suivant ce lien : http://www.n2yo.com/?s=32387 . Vous y trouverez même ses coordonnées exactes à l'instant où vous lisez cet article.
A ce moment-ci par exemple, nous sommes le jeudi , 17 janvier 2008 à 23:55:22 GMT RASCOM-QAF 1 se trouve à une altitude de 19021,23 km et sa vitesse est de 3204 km/h (rappelons qu'à certaines phases cette vitesse dépasse 26 000 km/h !). Il fait le tour de la Terre en 10 h 37 min 48 secondes.
Roufaou Oumarou
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