Olusegun Obasanjo ne pourra pas poser sa candidature pour
un troisième mandat À la tête du Nigeria.
Aini en a décidé le senat nigerian le 16 Mai
dernier.
Obasanjo, dont la présidence se termine l'année
prochaine après deux mandats de quatre ans comme le
stipule la constitution nigerianne de 1999, n'a pas lui-même
déclaré qu'il comptait briguer un autre mandat
même si le projet de loit était adopté,
mais ses partisans faisaient ouvertement campagne pour qu'il
se représente. Comme d'habitude le Grand Camarade,
le Sauveur, l'Infatigable Combattant se tient à l'écart
et se laisse "prier" de ne pas abandonner le pays
qui, sans lui à sa tête irait à sa perte.
Ce refus du senat nigerian est une victoire pour la démocratie
au nigeria et en afrique. C'est aussi une preuve de maturité.
Une démocratie respire par l'alternance à sa
tête, mais surtout par des institutions stables, non
manipulables à merci par les groupes d'intérêts
et les apprentis dictateurs.
La presse nigerianne ne s'y est pas trompé qui a unanimement
salué l'évenement: "Enfin, l'Assemblée
nationale enterre le troisième mandat", triomphe
le quotidien privé Punch, "Le Sénat enterre
le troisième mandat" (Vanguard); "Le Sénat
laisse tomber le projet de révision constitutionnelle"
(Guardian); "Le Sénat rejette le troisième
mandat" (Daily Independent) et "Le troisième
mandat: une mort annoncée" (Thisday), étaient
certains des autres titres.
De même des militants des droits civiques, des hommes
politiques et d'autres personnalités ont aussi salué
la défaite des partisans de ce projet, estimant que
son adoption pouvait écourter le processus démocratique
naissant dans le pays.
Espérons que d'autres senats, d'autres parlements
ailleurs en Afrique tirent la bonne leçon du courage
des senateurs nigerians. Tout le continent en sortirai grandi.
Roufaou Oumarou
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