- Coupable par omission pour avoir, par
détournement, par vol, par bradage des richesses
nationales, été incapable d’investir
et de promouvoir une politique de transport en capacité
de prévenir de tels dangers car on sait que le Cameroun
ne possède pas de radar de repérage parce
que cette technologie coûte trop chère selon
les dires mêmes du fameux Ministre des Transports,
le sieur Dakolé Daïssala, sorti de sa cachette
alors que les corps étaient déjà en
putréfaction sur les lieux du drame. En effet, les
informations concordantes témoignent :« Six
jours après le drame qui a emporté 114 personnes,
le Ministre camerounais des Transports est toujours invisible.
Dakolé Daïssala est resté complètement
indifférent face à la douleur des familles
des 114 victimes d’un crash aérien survenu
le 5 mai 2007 à Douala. Même Ephraïm Inoni
essaye en vain de joindre son ministre des Transports sur
ses téléphones portables depuis le jour du
crash. Hier, 10 mai 2007, l’Archevêque de Douala,
le Cardinal Christian Tumi, « invité Afrique »
sur les ondes de la radio France Internationale (RFI) s’en
émouvait encore. Depuis le crash d’un Boeing
de la compagnie aérienne Kenya Aiways à Doula,
aux premières heures du samedi 05 mai 2007, le ministre
camerounais des Transports, Dakolé Daïssalé,
est porté disparu » (Quotidien
Mutations, du 13 mai 2007).
La diaspora camerounaise, sur les différentes
antennes des radios internationales, RFI et Africa N°1,
notamment, s’est largement émue et ne cesse
de s’interroger sur ce crime de destruction massive
que la Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme
qualifie de crime commis par omission faute d’une
politique de protection de la liberté des citoyens
à circuler en sécurité.
En effet, le CODE réuni à Louvain
la Neuve le 05 mai 2007, a dénoncé ce drame
et appelé à la solidarité nationale
par une résolution lisible sur le site du CODE :
«http://lecode.canalblog.com/archives/2007/05/11/4944268.html
» et sous la signature du secrétaire exécutif,
Brice Nitcheu.
-
Coupable par commission. Le criminel
Paul BIYA, lui-même, a omis jusqu’à
l’heure où nous parlons d’informer
l’opinion publique et d’appeler à la
solidarité nationale au secours des victimes dont
les familles sont livrées à elles-mêmes
dans la recherche et l’identité de leurs
proches ensevelis.
-
Coupable enfin par abstention, parce
que, après avoir bradé la Compagnie nationale
Cameroon Airlines, absorbée par la Compagnie Air
France coloniale et néocoloniale, le gouvernement
assassin de Paul BIYA s’abstient de tout commentaire
en pareil cas face à ce drame national qui endeuille
les populations laissées pour compte.
Aussi, pour comprendre et situer la responsabilité
du régime néocolonial du criminel Paul BIYA
et pour en savoir plus, la Ligue Camerounaise des Droits de
l’Homme rediffuse, ci-après, son
Communiqué de presse du 17 septembre 2005, contre
l’INTERDICTION par la D.G.A.C. française de l’ATTERRISSAGE
des AVIONS de la FLOTTE NATIONALE CAMEROON AIRLINES et dont
AIR FRANCE est pourtant actionnaire.
Enfin, la Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme
demande que les familles endeuillées soient rapidement
prises en charge et dédommagées de tous les
préjudices et dégâts causés aux
ayants droits en se portant partie civile, au plan national,
au nom de toutes les victimes.
COMMUNIQUE
DE PRESSE: AU SECOURS DU CAMEROUN SANS AVIONS !
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