«A people without the knowledge of their past history, origin and culture is like a tree without roots«
Marcus Garvey
«La liberté coûte très cher et il faut,
ou se résigner à vivre sans elle,
ou se décider à la payer son prix.«
José Marti

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"La plus belle victoire ne se remporte pas sur une armée ennemie ou des adversaires condamnés au silence du cachot. Est vraiment victorieux, l'homme resté seul et qui continue de lutter dans son coeur. Je ne veux pas qu'aux portes du pays des morts le douanier trouve des souillures à mes pieds."

LCDH: Appel d’urgence au secours du peuple camerounais à l’exemple de la Mauritanie

Pour que la Diaspora Camerounaise marginalisée ressuscite et participe enfin à la construction d’un Etat de Droit

A l’exemple:

  • d’Hissène Habré du Tchad,
  • de Mongestu d’Ethiopie,
  • de Pinochet du Chili,
  • de Taylor du Liberia,
  • de Ould Taya de Mauritanie,
  • le tortionnaire assassin corrompu Paul BIYA doit être jugé par le TRIBUNAL PENAL INTERNATIONAL pour crimes d’assassinat, de torture, de disparition, de corruption et de détournement de biens publics.

Caracteristiques du système dictatorial camerounais:

  1. C’est le pays où le régime dictatorial en place a assassiné toutes les grandes figures politiques historiques au point d’envoyer assassiner à l’extérieur, en exil, les leaders de l’opposition :
    • Le Docteur Félix MOUMIE, assassiné à Genève, en Suisse, est enterré à Conakry,
    • Le co-président Ernest OUANDIE, ayant été fusillé et son complice, qualifié comme tel, l’évêque de NKONGSAMBA, Monseigneur Albert NDONGMO, aidé par le Pape Jean Paul II, a pu trouver l’exil au Canada où il est mort,
    • Le dernier vice-président, Abel KINGUE, persécuté en exil, est mort au Caire en Egypte,
    • Le Jésuite Engelbert MVENG, assassiné dans son église à Yaoundé, Jean-Marc ELA, son adjoint, a réussi à s’enfuir pour trouver asile au Canada,
    • Le Docteur Afana OSSENDE, assassiné à la suite de la mort de OUANDIE, fusillé,
    • Le Professeur TCHUIDJANG, Directeur du Centre Universitaire de Douala, a été contraint au suicide par la terreur des instruments de la répression,
    • Monsieur Adolphe EWANE, journaliste à Radio-Yaoundé, a été tué d’une balle dans le dos,
    • L’abbé Joseph MBASSI a été trouvé mort dans sa chambre à MVOLYE, tué d’une balle dans la nuque,
    • Maître Toussaint Antoine NGONGO OTTOU, avocat à Yaoundé, a été frappé dans la nuit du 29 au 30 Octobre 1988 dans sa maison. Evacué à l’hôpital américain de Neuilly (Paris), il est mort le 13 Novembre, achevé dans son lit d’hôpital,
    • Le Docteur EYIDI BEYBE et l’ancien Ministre des Affaires Etrangères, Charles OKALA sont morts en prison de FOUMBAN à la suite d’une longue détention,
    • Monsieur André-Marie MBIDA, ancien Premier Ministre du Cameroun, mort aveugle après une détention de longue durée,
      tous ces rappels des faits vous réimprégnent de l’état des violations permanentes des libertés au Cameroun et vous situent l’ampleur des activités de la LCDH, en exil.

    Rappelons que c’est après l’assassinat de l’un des plus grands opposants de notre pays, Ruben UM NYOBE, fils de pasteur protestant, que le meurtre en série fut érigé en système de gouvernement par le régime néocolonial antidémocratique qui perdure dans notre pays.

  2. C’est le pays où le système carcéral est le plus meurtrier d’Afrique pour traitements dégradants, inhumains, tortures, malnutritions, absence d’hygiène.. Citons quelques exemples notoirement connus :
    • la prison centrale de DOUALA NEW-BELL, véritable mouroir, véritable camp de concentration, 7000 détenus pour 1500 places,
    • la prison de BAMENDA, 4855 détenus pour 330 places,
    • la prison de BAFOUSSAN, 5225 détenus pour 850 places,
    • la prison de YAOUNDE, 9530 détenus pour 2500 places,
    • la prison d’EDEA, 4255 détenus pour 750 places,
    • la prison de SCHANG, 6845 détenus pour 715 places,
    • la prison de GAROUA, 4636 détenus pour 280 places,
    • la prison de NKONGSAMBA, 8753 détenus pour 620 places, et nous pourrions continuer la liste tissée comme une toile d’araignée sur notre pays.
  3. Des élections municipales, législatives, présidentielles truquées et ensanglantées.
  4. Absence d’organisme  régulateur des élections démocratiques (régime répressif d’exception).
  5. Signalons la disparition des 9 jeunes étudiants le 23 janvier 2001 et des 3 membres de la Croix Rouge Internationale massacrés en mai 2001 sous le régime répressif de la police politique dit « Commandement Opérationnel » de Paul BIYA.


La Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme a porté plainte devant le Nouveau Tribunal Pénal International contre Paul BIYA, pour crimes d’assassinat, tortures, viols et disparitions, et vient de saisir la Cour Pénale Internationale en Belgique, aux termes des dispositions du Traité de Rome, en nous étant constitués partie civile pour toutes les victimes.

Le Combat de la diaspora continue, de Bruxelles, Paris, Londres, Berlin, Washington, Genève,, Rome, Ottawa, Madrid, Lisbonne, Pékin, Moscou, Porto Alegre, Brasilia, La Havane, Porto Rico, Belgrade, Sofia, Alger, Tunis, Le Caire, Bagdad, Tel Aviv, Tripoli, Kinshasa, Brazzaville, Casablanca, Bamako, Dakar, Cotonou, Accra, Banjul, Addis-Abeba, Lomé, Ouagadougou, Luanda, Dar es Salem, Nouakchott, Tokyo, N’Djamena, Libreville, Bangui, Abidjan, Antananarivo, Pretoria, Durban, Guadeloupe, Haïti, Martinique, etc…. et à travers le monde où se trouve retranchée la diaspora camerounaise marginalisée, « civiquement » et « électoralement » ignorée.


Le 09 août 2005.

Pour la Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme,
Professeur Kapet de BANA.

 

 
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