LCDH:
Appel d’urgence au secours du peuple camerounais à
l’exemple de la Mauritanie
Pour
que la Diaspora Camerounaise marginalisée ressuscite et participe
enfin à la construction d’un Etat de Droit
A
l’exemple:
- d’Hissène
Habré du Tchad,
- de
Mongestu d’Ethiopie,
- de
Pinochet du Chili,
- de
Taylor du Liberia,
- de
Ould Taya de Mauritanie,
- le
tortionnaire assassin corrompu Paul BIYA doit être jugé
par le TRIBUNAL PENAL INTERNATIONAL pour crimes d’assassinat,
de torture, de disparition, de corruption et de détournement
de biens publics.
Caracteristiques
du système dictatorial camerounais:
- C’est
le pays où le régime dictatorial en place a assassiné
toutes les grandes figures politiques historiques au point d’envoyer
assassiner à l’extérieur, en exil, les leaders
de l’opposition :
- Le
Docteur Félix MOUMIE, assassiné à Genève,
en Suisse, est enterré à Conakry,
-
Le co-président Ernest OUANDIE, ayant été
fusillé et son complice, qualifié comme tel,
l’évêque de NKONGSAMBA, Monseigneur Albert
NDONGMO, aidé par le Pape Jean Paul II, a pu trouver
l’exil au Canada où il est mort,
-
Le dernier vice-président, Abel KINGUE, persécuté
en exil, est mort au Caire en Egypte,
-
Le Jésuite Engelbert MVENG, assassiné dans son
église à Yaoundé, Jean-Marc ELA, son
adjoint, a réussi à s’enfuir pour trouver
asile au Canada,
-
Le Docteur Afana OSSENDE, assassiné à la suite
de la mort de OUANDIE, fusillé,
-
Le Professeur TCHUIDJANG, Directeur du Centre Universitaire
de Douala, a été contraint au suicide par la
terreur des instruments de la répression,
-
Monsieur Adolphe EWANE, journaliste à Radio-Yaoundé,
a été tué d’une balle dans le dos,
-
L’abbé Joseph MBASSI a été trouvé
mort dans sa chambre à MVOLYE, tué d’une
balle dans la nuque,
-
Maître Toussaint Antoine NGONGO OTTOU, avocat à
Yaoundé, a été frappé dans la
nuit du 29 au 30 Octobre 1988 dans sa maison. Evacué
à l’hôpital américain de Neuilly
(Paris), il est mort le 13 Novembre, achevé dans son
lit d’hôpital,
-
Le Docteur EYIDI BEYBE et l’ancien Ministre des Affaires
Etrangères, Charles OKALA sont morts en prison de FOUMBAN
à la suite d’une longue détention,
-
Monsieur André-Marie MBIDA, ancien Premier Ministre
du Cameroun, mort aveugle après une détention
de longue durée,
tous ces rappels des faits vous réimprégnent
de l’état des violations permanentes des libertés
au Cameroun et vous situent l’ampleur des activités
de la LCDH, en exil.
Rappelons
que c’est après l’assassinat de l’un
des plus grands opposants de notre pays, Ruben UM NYOBE, fils
de pasteur protestant, que le meurtre en série fut érigé
en système de gouvernement par le régime néocolonial
antidémocratique qui perdure dans notre pays.
- C’est
le pays où le système carcéral est le plus
meurtrier d’Afrique pour traitements dégradants,
inhumains, tortures, malnutritions, absence d’hygiène..
Citons quelques exemples notoirement connus :
- la
prison centrale de DOUALA NEW-BELL, véritable mouroir,
véritable camp de concentration, 7000 détenus
pour 1500 places,
- la
prison de BAMENDA, 4855 détenus pour 330 places,
- la
prison de BAFOUSSAN, 5225 détenus pour 850
places,
- la
prison de YAOUNDE, 9530 détenus pour 2500
places,
- la
prison d’EDEA, 4255 détenus pour 750
places,
- la
prison de SCHANG, 6845 détenus pour 715 places,
- la
prison de GAROUA, 4636 détenus pour 280 places,
- la
prison de NKONGSAMBA, 8753 détenus pour 620
places, et nous pourrions continuer la liste tissée
comme une toile d’araignée sur notre pays.
- Des
élections municipales, législatives, présidentielles
truquées et ensanglantées.
- Absence
d’organisme régulateur des élections
démocratiques (régime répressif d’exception).
- Signalons
la disparition des 9 jeunes étudiants le 23 janvier 2001
et des 3 membres de la Croix Rouge Internationale massacrés
en mai 2001 sous le régime répressif de la police
politique dit « Commandement Opérationnel »
de Paul BIYA.
La Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme a porté
plainte devant le Nouveau Tribunal Pénal International contre
Paul BIYA, pour crimes d’assassinat, tortures, viols et disparitions,
et vient de saisir la Cour Pénale Internationale en Belgique,
aux termes des dispositions du Traité de Rome, en nous étant
constitués partie civile pour toutes les victimes.
Le Combat de la diaspora continue, de Bruxelles, Paris,
Londres, Berlin, Washington, Genève,, Rome, Ottawa, Madrid,
Lisbonne, Pékin, Moscou, Porto Alegre, Brasilia, La Havane,
Porto Rico, Belgrade, Sofia, Alger, Tunis, Le Caire, Bagdad, Tel
Aviv, Tripoli, Kinshasa, Brazzaville, Casablanca, Bamako, Dakar,
Cotonou, Accra, Banjul, Addis-Abeba, Lomé, Ouagadougou, Luanda,
Dar es Salem, Nouakchott, Tokyo, N’Djamena, Libreville, Bangui,
Abidjan, Antananarivo, Pretoria, Durban, Guadeloupe, Haïti,
Martinique, etc…. et à travers le monde où se
trouve retranchée la diaspora camerounaise marginalisée,
« civiquement » et « électoralement »
ignorée.
Le 09 août 2005.
Pour
la Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme,
Professeur Kapet de BANA.
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